lundi 27 octobre 2008

Dans la série "Postcards"...

Le parc Beihai et son grand stupa tibétain blanc
La Cité Interdite

J'ai longé la Cité Interdite et ai attéri au milieu des cars de toursites à l'entrée du Parc JingShan. Le parc n'est pas très grand mais blindé de petits groupes de musiciens derrière chaque rocher ou chaque arbuste. Avec ce nouvel appareil photo je ne peux pas faire de vidéo et c'est con parce que j'aurai bien pris un peu de son. Je me suis éloignée de cette cacophonie plutôt désagréable en fait, en montant au sommet de la Colline de Charbon , dite aussi de La Contemplation, bicoz la vue...
Je m'immisce ensuite parmi les groupes de danseurs, écoute un violonniste prodige, me fait prendre en photo par un petit con qui la vendra sur ebay.

(j'adore cette photo, vous vous devez l'avoir en petit, mais j'adore les différents flous et le détail et la netteté du premier plan, on dirait que le papy bleu a été collé dans photoshop)

Zhonh Shan Park


Dimanche matin (euuhh lever 13h), je vais trainer ma gueule de bois au soleil (eeeuuuuuh oui je crois que c'est le(s) cocktails alcool de pneu-melon qui sont pas trop passés...la photo du tronc d'arbre ci dessus illustre mon état...).
Je flirte toujours avec la Cité Interdite sans jamais y rentrer, toujours trop de monde. Juste à côté je trouve le parc Zhong Shan, très peacefull, et avec quelques curiosités comme cet élévage de poissons rouges et cette foire aux conjoints. C'était dingue, la foule! Tous ces gens sont là avec une pancarte avec une date de naissance et une taille (quelquefois une photo), ils prennent des notes, font leur marché... "Qui veut un mari? Qui veut une épouse?". J'étais presque tentéee... Par contre je n'étais pas la bienvenue, on m'a empéché de prendre des photos, alors j'ai du me planquer.

J'ai passé mon chemin dicrètement. Je me suis cassée de ce parc quand j'en ai eu marre de tous ces ados chinois, au style "Ed Banger-c'est cool tes cheveux-il fait beau-sors t'acheter des baskets fluos" qui se pelotent dans les buissons et découvrent le French Kiss... Pffff bande de Mickeys, un bon patin se mesure pas à la quantité de bave qu'on se laisse sur le visage... (au passage, Mickey est une superstar ici, en badge sur les sacs griffés, en all over sur les pullovers, à la place du motif Barbès sur les gros cabas en plastic tréssé... alors que chez nous il est over has been... plus même que Justice...).

Les solitaires

La traversée du pouss-pouss téméraire

Bicyclette attend embarquement pour Pluton porte gauche
"Maman m'a abandonné alors pour manger je danse devant ce petit temple"

"T'as du papier toi?" "Nan et toi?"

Les chinois sont drôles, ils se tiennent toujours comme ça, accroupis, quand ils sont fatigués d'être debout. Des fois ils sont 5 ou 6 en groupe dans cette position, mangent, discutent, lisent le journal... En Chine on ne s'assoie jamais à même le sol (ils pourraient pas venir pique-niquer à Jussieu ou encore moins se rouler dans la boue à Dour...).

2001...

Mais qu'est-ce donc?


Vision futuriste...


Vision futuriste avec intrus chinois...
Oh non, nous sommes envahis!!

(les passant croyaient qu'ils me gênaient mais en fait je n 'attendais que ça, pour avoir des grosses têtes chinoises devant mon OVNI)

Il fallait reconnaitre le National Center for the Perfoming Art, l'Opéra de Pékin, de Paul Andreu.

Mon truc en pluuuume


Drôle d'oiseau vu dans le métro

lundi 20 octobre 2008

DAtong (bien insister sur le DA)

Le we dernier nous avons décidé de partir à Datong, ville de 4 millions d'habitants, 250km au nord de Beijing. On a pris un train de nuit, 6h de train, oui oui 6h pour 250km! On est partis à 23h30 de la gare de l'ouest (Xi Zhan). Devant la gare il y a des centaines de gens avec leur vie dans un gros sac de toile, qui attendent, dorment sur leurs bagages A un moment un flic est arrivé, seul dans sa petite voiture de golf, et a dégagé tout le monde à coup de mégaphone, sirène, girofar... Tout le monde a obtempéré (sans y mettre trop de bonne volonté non plus quand même...), mais c'est fou, en France on enverrait jamais un flic comme ca tout seul, car il se ferait massacrer!! Un chinois rencontré plus tard m'a expliqué que ces gens ne peuvent pas acheter de billets à l'avance et donc attendent un train, car en Chine il y a tant de gens qui bougent que les trains sont complets deux trois jours avant. C'est pour ça que même en s'y étant pris le mercredi, nous nous sommes retrouvés avec des billets "hard seat". Il y a quatre catégories de billets, "soft sleepers", "hard sleepers" (les plus prisées), "soft seats" et "hard seats", ceux que l'on a pris et qui ne nous ont compté que 90pesos (9eur). Quand on est montés dans le train on a découvert qu'il y a encore d'autres catégories de sièges: les "on-the-floor-with-garbage-seats", et les "standing-seats", autrement dit les gens qui voyagent debout pendant 6h!!! Nous avons péniblement atteint nos places en poussant et enjambant plein de chinois, et of course nos sièges étaient dejà occupés. Etant les seuls blancs dans un train blindé de jaunes les yeux rivés sur nous, on a pas osé virer les pauvres vieux qui les squattaient, et heureusement quelqu'un l'a fait pour nous. Mais on s'est quand même retrouvés à 3 sur une banquette en carton pour 2. Et c'est parti pour 6h dans ce train qui roule à 80km/h (la surpopulation du train explique à mon avis sa lenteur...), avec des chinois qui crachent, rotent, fument, puent, bouffent, rient très fort. Nous avions deux voisins formidables, avec des visages magnifiques que j'ai passé des heures à détailler. Le premier dit "le Petit" avec des tout petits yeux, et l'autre dit "le Justicier" (c'est lui qui nous a récupéré nos sièges), avec un strabisme bien prononcé. A 3' du mat, on fait des Sudokus avec lui, je pense que je ne vois pas les chiffes mieux que lui.
Nous sommes arrivés à Datong à 6h du mat après une nuit blanche. Même dans notre état piteux, on était content d'être là si tôt pour voir la ville se réveiller, et arriver avant tous les autres touristes sur les sites.

HENG SHAN
Le monastère suspendu de Heng Shan, dans la montagne à 70km de Datong était le premier spot. Un peu long, on a du prendre un bus qui nous emmène à un autre bus, puis un mec est venu nous chercher en voiture pour nous déposer au pied du monastère, on a pas tout compris dans leur combine de chinois, on était persuadés qu'on allait raquer en descendant de voiture mais rien, le mec est reparti sans rien demander.
Le Heng Shan est l'une des cinq montagnes sacrées taoïstes de Chine, sur laquelle est accroché un magnifique monastère, qui ne repose que sur des petits piliers de bois. Il a été construit en hauteur car la rivière emportait régulièrement les édifices. Derrière les façades en bois il y a des salles taillées dans la roche qui abritent des statues de divinités. C'est très étriqué, pas du tout aux normes ERP (les exctincteurs sont tellement vieux qu'ils sont roses pastels!) et heureusement que l'on était là tôt, en partant à 10h on voyait les touristes faire la queue pour entrer. Je pense que d'ici quelques années le site sera fermé au public, car il va risquer de s'écrouler c'est sur.


Nous sommes repartis à Datong par le même bus, en essayant de récupérer par-ci par-là nos heures de sommeil. Datong, c'est Beyrouth, c'est sale, l'architecture est précaire, tout en démolition, il y a des ânes... En plus nous étions là un jour de soleil et il y avait de la boue partout. J'imagine en plein hiver quand il pleut...

LES GROTTES DU YUNGANG
Après le repas (on s'en est foutu plein le bide!!), le décollage a été très dur, impossible de trouver le bus pour aller aux grottes, on a fini par y aller en tacos. Un chauffeur plutôt sympa qui me faisiait répéter (bêtement) quelques mots en chinois. Les grottes du Yungang sont une des oeuvres les plus célèbres d'art bouddhique. 20 grottes se succèdent à l'intérieur desquelles ont été taillés des bouddhas. Ils ont creusé dans la pierre pour faire apparaitre des immenses statues, des parois entières de petits bouddhas, des pagodes, et d'autres décors encore (plus de 51000 statues au total). C'est un travail colossal! Deux grottes sont encore polychromes, c'est vraiment magnifique, impressionant et très différent de ce que l'on voit d'habitude (ça change des temples, quoi...). Par contre la séance de croquis tourne au cauchemar, on en peut plus de se faire encercler et prendre en photo, on se dit que la prochaine fois on aura scanné tout nos croquis et on les vendra 10kuai, avec notre photo desssus...

On rentre à Datong pour trouver un hôtel et on trouve un truc pour 30kuai la nuit. La chambre est très correcte malgré l'énorme tableau "I love you" avec une grosse rose fushia. Par contre ce sont bien les pires sanitaires que je n'ai jamais vu. C'est simple, douche et chiottes, c'est les mêmes, tu rabats un caillebotis sur le trou avec encore un petit caca, et la pomme de douche est au dessus de la chasse d'eau! Je ne vois qu'un croquis pour expliquer ça...
De toute façon on es trop claqués pour se laver, on se couche à 21h.

HUYAN SI
Il nous reste une matinée à Datong avant le train de 12H45. On va voir le monastère Huyan Si. C'est bien, mais je suis plus fascinée par des chinois sur un toit qui construisent un temple identique à celui que l 'on visite. Je pensais qu'ils ne faisaient que rénover ce genre de bâtiments, mais non, ils construisent encore "à l'ancienne", avec des structures en bois et une drôle de pâte grise pour le toit. Ensuite on se ballade au feeling, c'est vraiment cool, on va voir le mur de 9 dragons, un mur de 45m en céramique, on mange des petits trucs, on achète des fruits et des cacahuètes, on croise un spectacle de danse salsa devant un shopping mall, on entre dans une église très moderne avec au fond une bâche imprimé "cathédrale", on sert des mains et on répond aux "hellow hellow hellow hellow hellow hellow hellow hellow hellow hellow hellow " des chinois amusés, on mange un bol de riz au milieu des pétards et des canons qui célèbrent un mariage.
Dans la file d'attente du train, on rencontre un chinois Jason, qui revient d'une période de 3 ans en Australie (tout ceux qui sont amenés à a voir des contacts avec les occidentaux ont deux prénoms), et qui maintenant va chercher du travail à Pekin. Autant dire qu'avec son anglais c'est gagné. On fait la moitié du trajet avec lui, c'est très intéressant de parler avec lui (on enchaine les sujets tabous: le Tibet, la politique du gouvernement, la pauvreté, les squatteurs de la gare...). On s'est échangé les contacts.

Après 7h de trajet, le cul talé, on reprend un enième bus pour rentrer at home. J'ai l'impression d'être partie une semaine.

mercredi 15 octobre 2008

Le Palais d'été

Dimanche matin je pars en solo au Palais d'été, métro XiZheMen puis bus à la gare routière, je commence à maîtriser... Wo-dzaille-djao + mon gros doigt sur un plan = "je cherche tel endroit". 1h de bus, on ne sortira donc jamais de la ville... Pékin est si étendue! Dans le bus je rencontre une chinoise anglophone très mignonne qui me fait la causette.
Le Palais d'été était un lieu de villégiature des empereurs sous la dynastie Qing. Il est associé à l'impératrice Cixi (une des femmes les plus influentes de l'histoire de la Chine), qui le fit reconstruire deux fois (une fois en 1860 après le passage des français et des anglais qui ont tout saccagé ces cochons, et une deuxième fois en 1902 pendant la Révolte des Boxeurs, ouvrez donc vos livres d'histoire bande de moules...).
C'est un immense parc de 290 hectares avec des lacs, au centre le plus grand, le lac Kunming. Il m'a fallu bien une heure et demie pour en faire le tour. Ensuite comme d'hab on y trouve temples, palais, pagodes et autres chinoiseries. Je suis montée en haut de la colline de la Longévité d'où on a une vue pas dégueu sur le Palais d'été. Je me suis ensuite payé un tour en bateau-dragon. Il fait encore très beau et chaud en ce moment, la lumière était magnifique


(je m'essaye à la peinture de paysage à la chinoise)